Dakar Classic : Les frères Campos et leur Renault R18

Publié le 27/04/2026

Cap'PassionCollection

Après les frères Marreau lors des Rallyes Paris-Dakar 1983 et 1985, c'était au tour des frères Campos en 2026 de prendre le départ du Rallye Dakar Classic à bord d'une Renault R18. Thierry et Laurent Campos nous racontent le périple qui les a conduits à devenir finishers de la course alors qu'ils partaient de zéro.

Laurent et Thierry Campos dans les dunes de la 12e étape entre Al Henakiyah et Yanbu. © A.S.O./ FOTOP/ Rodrigo Barreto

Vous avez participé à votre premier Rallye-raid en janvier dernier. Que représente le Dakar pour vous ?

Thierry Campos : Laurent est né en 1970, moi en 1974 et le Paris-Dakar a commencé en 1978-79. « Minots » on habitait en région parisienne, et nos parents nous ont emmenés au départ du Paris-Dakar. Quand le Rallye partait encore de Paris (jusqu'en 1994, NDLR), j'ai le souvenir d'avoir vu les départs deux-trois fois, place du Trocadéro. Ou encore d'aller aux prologues1 qui se passaient sur Orléans, vers Auxerre ou dans d'autres villes proches de chez nous. Nos parents étaient friands de courses automobiles, ils nous ont transmis ce petit virus parmi d'autres... (rires)

Laurent Campos : D'après la légende c'est la course la plus dure au monde. On regardait tous les Dakar avec notre père, quand on n'allait pas assister aux départs, alors pour nous les « mini-pilotes », d'y avoir participé et surtout de l'avoir fini, c'est une vraie fierté !

De quelle façon vous a été transmis ce « petit virus » dont vous parlez ?

T.C. : Ce sont nos parents qui nous ont inculqué ça. Notre père a pratiqué un peu de course automobile, et a même emmené maman en tant que copilote. Ils ont fait de belles aventures, petites, mais belles... Ils pratiquaient la course automobile à leur échelle, en régional.

Notre père était restaurateur et un de ses amis possédait une casse. « Minots », on allait voir des voitures là-bas, et papa y récupérait des pièces. Il y avait tout un monde de voitures de collection, et c'est comme ça qu'on est rentrés dans cet univers. Je pense que ce n'est pas anodin de découvrir ce milieu de cette façon.

L.C. : Je me souviens des courses de côte2 qu'on allait voir avec nos parents, ou quand on faisait du slalom avec la voiture de notre père, c'était la mode (rires). Il choisissait un parking désert et il utilisait la voiture de tous les jours pour essayer les pneus. À cette époque-là, la pratique était un peu sauvage mais tolérée. C'est ce qui fait que j'aime aussi les sports avec ces véhicules, je fais un peu de motocross et de moto sur piste.

Pour nous les « mini-pilotes », d'y avoir participé et surtout de l'avoir fini, c'est une vraie fierté !

Pouvez-vous nous parler de la genèse de cette aventure qu'est le Dakar Classic ?

T.C. : Tout était réuni pour que l'idée mûrisse tranquillement... Premièrement, la création de la catégorie Classic en 2021, qui m'a permis de toucher du doigt le Dakar avec mes yeux d'enfants. Dès le départ j'ai voulu le faire à l'ancienne comme on dit, sans assistance, comme sur les premiers Paris-Dakar, ce qui est possible dans cette classe. Deuxièmement, mon métier est de rénover des moteurs thermiques anciens (garage RMA à Trégastel, NDLR), mes connaissances techniques nous permettaient de participer avec un petit budget pour les rénovations. Et pour finir, quand on regarde le Dakar à la télévision, les paysages sont toujours magnifiques. Sans le Rallye dans cette nouvelle formule (depuis 2020, NDLR), jamais je n'aurai imaginé visiter l'Arabie Saoudite un jour.

Rapidement j'ai pensé à mon frère Laurent comme copilote, et il m'a dit « OK, go ! ». Mais comme il habite à 600 km, j'ai proposé à deux amis retraités, Harley et Robert, de m'aider dans la rénovation de la voiture. Ils ont répondu « Banco ! » et cette aventure humaine de préparation a débuté, les planètes étaient alignées. Pour créer notre voiture, on a fait l'acquisition de deux voitures qu'on a dû démonter, puis adapter les pièces détachées manquantes pour « coursifier » la R18. Pendant trois ans, on s'est retrouvés presque tous les vendredis dans un atelier que je venais de construire proche de mon atelier professionnel.

L.C. : J'ai suivi mon frère dans son idée de participer au Dakar, sans lui je n'aurai jamais imaginé y participer... Mais quand on est passionnés de véhicules à moteur, si on vous propose cette course mythique, on accepte sans trop réfléchir, on se projette sans problème dans cette aventure qui nous rappelle des souvenirs d'enfance. La voiture était sans aucun doute mieux préparée que nous, puisqu'on n'a eu que des casses minimes ou des pannes qui étaient réparables sur place. (rires)

T.C. : On s'est inscrits au Dakar quasiment à la dernière minute. La voiture n'était pas aboutie et on n'avait presque pas roulé pour la tester, mais il fallait qu'on parte cette année : Harley y croyait, Robert pas totalement, et Laurent allait ouvrir son nouveau restaurant. L'inscription vers octobre 2025, a décuplé notre énergie à tous ! En un mois, nous avons fini au mieux les rénovations, et avons descendu la voiture à Barcelone pour le contrôle avant-départ. En novembre 2025, notre Renault R18 a embarqué sur le cargo qui l'a emmenée jusqu'en Arabie Saoudite, le départ de la course.

Durant 3 ans, Thierry a adapté la R18 avec ses amis Harley et Robert.

C'était votre première course automobile : comment vous vous êtes préparés à ce nouveau défi ?

T.C. : On n'est pas des sportifs de haut niveau, on ne s'est pas particulièrement entraînés, loin de là, mais on avait une belle volonté quand même. La course est depuis toujours réputée pour être la plus dure, mais avec Laurent, nous on la voit avec nos yeux d'enfants. Si on a choisi le Dakar comme premier Rallye-raid, c'était avant tout pour l'aventure et la découverte !

Il n'y a pas d'obligation de faire un certain nombre de courses pour s'engager au Dakar, ce qui est parfait pour les rookies, comme ils nous ont appelés. Nous, c'était la première fois qu'on prenait une licence automobile auprès de la fédération, première fois qu'on se servait du roadbook, du Tripy3, etc.

On aime ça la course automobile, on a ça dans le sang. Personnellement j'ai travaillé un tout petit peu dans la course automobile en tant que mécano, mais être coureur c'est un autre métier... En plus on est un peu passés pour des farfelus en la faisant à l'ancienne, sans assistance, en embarquant des pièces détachées, ou de quoi bivouaquer. Les organisateurs n'avaient pas vu ça depuis bien longtemps (rires).

L.C. : De mon côté, je n'avais jamais quitté la France en avion pour aller aussi loin, et faire une course automobile était une découverte. L'inscription restait assez fictive pour moi. C'est souvent quand les choses deviennent concrètes que je réalise l'ampleur d'un événement, et c'est une fois installé dans l'avion que je me suis dit : « Là, il se passe un truc... ». Et puis, partir aussi longtemps entre frères on ne l'avait jamais réellement fait depuis notre enfance. On n'était jamais restés quinze jours ensemble dans la même voiture ou dans la même tente. On partait un peu vers l'inconnu... Alors avoir vécu cette aventure ensemble, ça ne pouvait pas être mieux !

Je ne m'étais pas trop interrogé avant de partir, mais c'était vraiment le Dakar comme je voulais le vivre.

Vous êtes partis en Renault R18 comme les frères Marreau dans les années 80. Pourquoi avoir choisi cette voiture et comment cette histoire du Dakar vous a marquée ?

T.C. : C'était sûrement dans mon inconscient, lorsque j'ai proposé de participer au Dakar Classic à Laurent cette voiture trottait dans mon esprit, c'était une évidence. Pourtant on n'a jamais eu de Renault R18 dans la famille, donc sûrement que c'est un souvenir d'enfance. Quand on jouait aux petites voitures dans notre chambre, on avait peut-être une R18 break, et puis on avait vu les frères Marreau à la télévision pour leurs participations au Dakar entre 1979 et 1993.

Pour partir en autonomie comme on voulait le faire, je trouvais que c'était un très bon compromis. Je savais que ce modèle existait en 4x4. On pouvait embarquer beaucoup de matériel dedans et avec la traction permanente, on pouvait embrayer quatre roues motrices en crabotant le pont.

Ce qui s'est avéré juste. Autant dans la course avec les cailloux ça a été compliqué, autant sur de la piste type africaine et des traversées de dunettes, la voiture était efficace.

L.C. : C'est vrai que la R18 dans les cailloux c'était plus un handicap qu'une force... (rires) Mais voilà, je ne dirais pas que c'est une victoire parce qu'on n'a pas gagné, mais l'arrivée n'en est que plus belle du coup. On était le « vrai » 4x4 de notre catégorie (Classic, NDLR) donc très proches du sol.

Première étape (Yanbu), sa liaison de 213 km et sa spéciale de 305 km. © A.S.O./ FOTOP/ Magnus Torquato

Comment se sont passées vos étapes durant ce Dakar Classic ?

T.C. : C'est très soutenu tout le long de la journée avec 400 km, voire 900 km pour la plus grosse étape ce qui fait treize à quinze heures de voiture. Il y a plusieurs liaisons : la spéciale en régularité, la spéciale en navigation, etc. Dans l'idée on voulait switcher comme on dit, et alterner les rôles de pilote et de copilote, on a le droit dans notre catégorie. Finalement on l'a très peu fait, on roulait à vue durant toute la course, Laurent est plus âgé que moi, mais il voit mieux que moi au loin. (rires)

La course demande beaucoup de concentration, vous devez respecter le code de la route du pays, ou suivre tous les détails sur le roadbook et sur le Tripy. La première semaine, on n'a pas inversé les rôles et un soir en rentrant d'étape, j'en ai parlé avec Laurent. Il ne fallait pas que je sois frustré et il fallait que j'arrive à rouler aussi un petit peu, donc j'ai fait deux jours. C'était de la piste et de la dune, je me suis éclaté !

L.C. : C'est vrai que pour être copilote, je pense qu'il faut vraiment se mettre dedans dès le départ pour pouvoir prendre ses marques et ses repères avec les outils de navigation, etc. Quand on échange les rôles sur une journée, c'est beaucoup plus compliqué de courir. Dès qu'on était dans du sable ou de la piste, c'était très agréable de piloter du coup j'ai préféré ce rôle. Même si nous étions souvent en deux roues motrices, avec un coup d'accélérateur j'arrivais à la sortir de la plupart des ornières. Mais il fallait trouver un juste milieu parce que quand c'était vraiment trop mou dans le sable, c'était un peu plus compliqué par manque de puissance, mais la voiture s'en est très bien sortie !

T.C. : L'avantage c'est qu'on était classés loin, quasiment vers la fin donc on partait plus tard le matin. Un autre avantage de partir en 2026, c'était le tracé : sur treize jours d'étapes, on a remballé notre bivouac seulement huit ou neuf fois parce que parfois on restait plusieurs nuits au même endroit. Ça nous a facilité la vie, on pouvait se lever une demi-heure plus tard et être moins fatigués pour l'étape à venir. Il fallait qu'on s'économise au maximum, même si au départ on n'avait pas dans l'idée d'aller au bout du Dakar... Si on faisait deux, trois, ou quatre jours, on avait déjà rempli le contrat. Chaque jour était un jour en plus.

© A.S.O./ FOTOP/ Aurélien Vialatte

Est-ce que partir tous les deux, entre frères, a été votre force ?

L.C. : Je ne sais pas si ça a été une force, mais on a beaucoup ri ! Même si ça nous a valu des petites erreurs de parcours lors des liaisons à force de rigoler... On a pris beaucoup de plaisir pendant cette course. On sait faire les choses sérieusement mais sans nous prendre au sérieux.

Et il est vrai que si mon frère n'avait pas été là je ne serais pas parti, je n'aurais pas fait le Dakar et d'autre part, il est aussi possible que je me sois arrêté bien avant parce que je n'ai pas ses compétences en mécanique. Je bricole un peu sur des motos ou des autos, mais pas du niveau de ce qu'il a fait sur place, il a déposé le moteur par exemple !

T.C. : On a rigolé pendant trois semaines ! Je ne m'attendais pas à ce qu'on prenne tout au second degré et qu'on arrive à relativiser autant, ce sont les médecins sur place qui nous ont dit de ralentir un peu la cadence pour nous économiser. C'est comme si on venait de quitter notre chambre d'enfant et qu'on se retrouvait... On se voit une ou deux fois par an, mais là c'était comme si on avait repris notre vie d'enfant et en rigolant pendant deux semaines, c'était juste génial... Je ne m'étais pas trop interrogé avant de partir mais c'était vraiment le Dakar comme je voulais le vivre. Je suis très heureux d'avoir partagé le podium d'arrivée avec Laurent, ça n'a pas de prix !

Le Dakar Classic

Cette nouvelle classe, lancée en 2021, a été pensée pour offrir aux véhicules des années 80/90 la possibilité de rejoindre à nouveau cette course de légende.

24 équipages étaient inscrits pour sa 1ère édition, et ils étaient 97 véhicules à s'être engagés sur l'édition de 2026.

Le parcours de cette 5e édition s'est étalé sur 13 jours de compétition auxquels s'ajoute le prologue, pour un total de 7 281 km.

Dans cette catégorie du Dakar, ce n'est pas le chronomètre qui compte mais le respect des capacités du véhicule. Et la moyenne horaire, calculée en fonction de la zone, sous peine d'avoir des pénalités.

Quel souvenir vous a le plus marqué dans votre aventure ?

L.C. : C'est la satisfaction d'avoir réussi à passer des traces compliquées ! Pour la première trace, c'était une dune où beaucoup d'autres véhicules de la catégorie s'y sont pris à plusieurs reprises pour pouvoir la monter. Thierry pilotait sur cette étape et pour la première tentative on a suivi la trace du roadbook, mais ça n'a pas fonctionné. Nous avons réussi dès notre deuxième tentative en étant un peu plus malins : on a changé de trace et on a gravi la dune directement à fond de première. La deuxième trace compliquée, c'était un col à 1 400 mètres qu'on a franchi pareil à fond de première à 6 500 tours/minute. On était tout le temps un peu à la limite du moteur mais ça marchait quand même (rires).

T.C. : En plus de toutes les rigolades avec Laurent, je garde aussi en mémoire le passage de cette fameuse dune. Notre voiture n'est pas vraiment faite pour ce genre de traces, et en arrivant en haut on s'est rendu compte que les médecins et d'autres personnes de l'organisation nous regardaient. L'un d'eux nous a pris en photo à notre descente du véhicule. Avec nos casques on aurait dit deux astronautes, qui retrouvent leur voiture dans l'immensité du désert.

Vous pensez repartir ou participer à d'autres rallyes ?

L.C. : Dans un premier temps je suis allé récupérer la voiture à Barcelone début février. À la demande de plusieurs amis et clients, je l'ai exposée devant mon établissement quelques week-ends parce que des personnes qui nous ont suivis durant la course, voulaient la voir. Il y a même une personne sur le lieu du bivouac qui nous a fait signer les t-shirts de ses enfants. On ne s'y attendait pas mais c'était rigolo.

Après, continuer c'est la grande question ! Repartir sur un autre rallye peut-être... refaire le Dakar, je ne pense pas. Mais après tout pourquoi pas, étant donné que maintenant on possède une voiture et un équipement. Mais il faut d'abord qu'on recharge la trésorerie.

T.C. : Pour l'instant, il faut qu'on absorbe notre aventure. La voiture est revenue, elle n'est pas détruite, en revanche il y a encore de quoi progresser mécaniquement, ce qui est intéressant. On va la garder c'est sûr, dans l'idée de la léguer plus tard à nos enfants et ça sera à eux de voir s'ils en font quelque chose.

Je ne pense pas qu'on repartira pour un Dakar en Arabie Saoudite au risque de ne pas finir le prochain, il y a quand même ce risque, ça existe... Il est possible en revanche que si un autre Rallye nous intéresse dans un autre pays, par exemple en Amérique du Sud, on y réfléchisse sûrement, parce qu'il y a aussi cette découverte d'un autre pays et d'une autre culture qui nous intéresse.

Pour conclure, que diriez-vous à nos lecteurs qui voudraient se lancer dans un rallye mais n'osent pas ?

T.C. : Si nous on a réussi à le faire, je pense que c'est possible. Après on avait sûrement des choses à démontrer mais nous ne sommes pas des machines de guerre. Si on s'arrête sur le volet financier, nous avons investi environ 50 000 € en comptant la rénovation et l'inscription pour notre participation. On répétait souvent sur le bivouac aux gens qui nous désignaient comme des héros : « S'il n'y a rien qui vous empêche de le faire, il faut tenter ». C'est l'aventure d'une vie et on peut trouver des partenaires pour réaliser cette aventure.

L.C. : Le seul conseil que je pourrais donner, c'est d'oser, peu importe son expérience. Nous on n'avait jamais rien fait de ce genre-là. On aurait pu aussi casser dès le premier ou deuxième jour, ou bien avant, la voiture aurait pu ne pas fonctionner correctement. Il peut arriver plein de choses, mais comme on ne sait jamais, il faut y aller ! Si on a envie, il faut tenter.

Les « Renards du désert »

Claude et Bernard Marreau sont deux frères coureurs, pionniers du Paris-Dakar dès son lancement, et réguliers de la course entre 1979 et 1993.

Fidèles de Renault, ils y participeront entre autres avec une 4L en 1979 et 1980, une R20 Turbo en 1982, et c'est entre 1983 et 1985 qu'ils participeront avec une R18.

Menuisiers-carrossiers de métier et fils de garagistes, ce sont eux qui concevaient, amélioraient et réparaient leurs bolides dans le désert. La R20 avec laquelle ils ont gagné le Paris-Dakar en 1982 est conservée dans les collections du musée Renault.

En 1970 ils deviennent recordmans, avec Yvon Garin, de la traversée de l'Afrique qu'ils ont effectuée à bord d'une R12 Gordini. Il leur faudra 8 jours, 22 heures et 18 minutes pour parcourir les 15 432 km qui séparent Le Cap (Afrique du Sud) et Alger (Algérie). Record qu'ils détiennent encore aujourd'hui.

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1 Épreuve spéciale du Dakar, elle se déroule avant la 1re étape et permet de définir l'ordre de départ de celle-ci.
2 Sport automobile ou motocycliste où les coureurs parcourent le plus rapidement possible un tracé avec un fort dénivelé.
3 Sorte de GPS, le Tripy est un roadbook électronique, sur le Dakar il est obligatoire dans les véhicules d'assistance.

Visuels : © Thierry et Laurent Campos, A.S.O./ FOTOP, Media Groupe Renault