« L’Ancre et les Voiles » : un tour du monde en voilier

26/09/2022

Tout plaquer et partir vivre sur un voilier pour faire le tour du monde en quête de rencontres, de découvertes et sensibiliser le grand public, c’est l’incroyable projet que s’est lancé une famille française. Marion, Ivan et leurs 4 enfants s’apprêtent à vivre une aventure humaine exceptionnelle : un tour du monde à la voile d’une durée fixée entre 3 et 5 années. Le but de ce voyage : s’ouvrir au monde, éveiller les consciences et susciter l’engagement individuel dans le sens d’une transition collective vers une société plus respectueuse.

A seulement quelques jours de leur départ, nous avons interviewé Marion, la mère de famille, qui a bien voulu nous raconter l’histoire de leur ambitieux projet pour AXA Passion.

Bonjour Marion, merci de nous avoir consacré un peu de votre précieux temps. Tout d’abord, pouvez-vous commencer par vous présenter, vous et votre famille ?

Je m’appelle Marion, j’ai 50 ans, tout comme mon mari Ivan, heureux parents d’une grande famille : Anne (17 ans), Claire (15 ans), Agathe (12 ans) et Antoine (8 ans), et nos 2 chats Lili et Naïa. Ivan est d’origine péruvienne, ce qui marque en quelque sorte la spécificité de notre famille : on est bilingues et binationaux, avec une empreinte importante du Pérou dans la famille.

Je suis pharmacienne de formation, j’ai travaillé plusieurs années dans l’industrie cosmétique, puis j’ai fait des études de psychologie avant de créer une petite entreprise de création textile connectée au Pérou : des textiles en alpaga distribués en France.

Ivan a toujours baigné dans l’univers de la mer (du nautisme et de la plaisance) : pratique de la natation de compétition (apnée), plongée, chasse sous-marine et surf ; études d’ingénieur spécialisées en aquaculture, et dix années de travail pour une grande marque de sports nautiques.

Si j’ai moi-même pratiqué la voile sportive pendant mon adolescence, je n’étais pas forcément prête à me lancer dans ce projet de vie en mer lorsqu’un beau jour, Ivan m’a soumis l’idée…. Et puis on s’est lancé et on a tout changé.

Un projet de vie, « L’Ancre et les Voiles » !

C’est donc en 2015 que vous décidez avec votre conjoint de vous lancer dans un projet fou : faire le tour du monde à la voile en famille. Après 7 ans de préparatifs, vous êtes sur le point de partir. Aviez-vous prévu que toute cette préparation durerait aussi longtemps ?

Pas du tout [rires]. Quand on s’est lancé, on ne pensait pas du tout que ça prendrait autant de temps. C’est un temps qui a été investi à plein de choses, que ce soit de la réflexion, de l’action, de la préparation pure, mais on imaginait pas du tout 7 ans de préparatifs. Et d’ailleurs si on l’avait imaginé, je ne sais pas comment on aurait réagi, mais ce n’est pas sûr qu’on se serait lancé, en fait.

D’ailleurs on se le dit souvent, que c’est vraiment important d’oser les choses sans se poser trop de questions. Il faut bien évidemment avoir une vision sur les choses, mais comme dirait Mike Horn, « si on attend d’avoir 100% des réponses, on ne part jamais ». Et c’est vraiment ça pour nous. Quand le projet est né en janvier 2015, on avait fixé la date de départ à juin 2019. Donc on avait imaginé 4 ans de préparation, mais en réalité là, on est déjà 3 ans plus tard.

Un tel projet qu’est le vôtre nécessite par ailleurs de prévoir un budget considérable nécessaire. Comment vous êtes-vous préparé financièrement ?

Effectivement, c’est l’aspect financier qui a justement rallongé le départ. C’est important de le dire mais notre projet n’est pas à haut budget financier. Il existe plusieurs cas de figure pour les projets de vie comme le nôtre. Vous avez des personnes qui ont les moyens de conserver leur maison et d’acheter un bateau neuf, vous en avez d’autres à l’opposé, qui comme nous, sont obligés d’absolument tout vendre pour acheter un bateau d’occasion et qu’on doit complètement retaper, faute de budget pour acheter un bateau plus cher. Nous avons donc tout vendu, notre maison, nos meubles… C’était aussi le projet de nous séparer d’un certain nombre de choses pour nous alléger matériellement, mais ça a surtout permis de financer le bateau.

Ensuite, il nous fallait aussi trouver une solution financière pour pouvoir en plus de l’achat du bateau, vivre durant ce changement de vie que l’on prévoit pour une durée indéterminée. Là aussi, on n’avait pas un métier qui nous permettait de le conserver pour pouvoir continuer à vivre en voyage, et on n’avait pas non plus assez d’argent de côté pour s’offrir du sabbatique.

Alors on aurait pu se dire qu’on ne part qu’un an et trouver ainsi les moyens financiers de s’offrir du sabbatique. Mais pour nous, c’était important de vivre un vrai changement de vie, c’était bien plus qu’une parenthèse. On voulait vraiment changer de vie et poursuivre un chemin différent. Du coup on a réfléchi à des reconversions professionnelles pour pouvoir travailler à distance. Ça a pris du temps à la fois dans la réflexion et la recherche de ce qui pouvait nous convenir et fonctionner, mais aussi dans la reconversion en elle-même, qui ne se fait pas en un claquement de doigts.

On a choisi des reconversions qui sont en cohérence avec ce qu’on voulait vraiment faire dans notre projet : partager notre histoire. Pour ma part, je me suis donc reconvertie dans le domaine de l’écriture, je peux faire du rédactionnel et je suis correctrice en orthographe. Et comme j’aime bien la pédagogie et travailler avec les enfants, je suis devenue animatrice d’ateliers philosophiques pour enfants, que je compte animer à distance pendant le voyage mais aussi dans les écoles durant nos escales.

Mon mari s’est reconverti dans l’image, au travers de la vidéo, la photo, il fait de la visite virtuelle 360°. Il peut donc travailler à distance mais aussi de façon nomade quand on arrive quelque part. Et c’est vrai aussi que ces deux métiers (lui l’image, moi les mots) nous permettaient de répondre à notre besoin de partager notre expérience. En plus de cela, j’anime nos réseaux sociaux, c’était aussi une formation à avoir car c’est un sacré travail, et tout ce qu’est vidéo c’est Ivan qui le fait.

En parallèle, on a aussi créé l’association « L’Ancre et les Voiles ». Pour le moment ce n’est pas un objectif financier car il n’y a pas de but lucratif, mais si l’asso fonctionnait et qu’on devait y travailler à plein temps, on pourrait devenir salariés de l’association, qui demande un travail colossal. Enfin ça n’est pas le plan A, pour le moment on travaille de notre côté de façon individuelle, et si l’asso fonctionne, on verra comment ça se passera. Il y a beaucoup d’incertitudes, c’est un gros pari. C’est là où notre projet est audacieux, on part avec un peu d’argent de côté pour pouvoir avoir un peu de réserves, mais on va être obligé de travailler c’est sûr.

Et vos enfants, comment ont-ils accueillis le projet et quels sont les plus grands changements à venir pour eux ?

Quand on leur a annoncé, c’était la fête générale. C’était d’ailleurs très étonnant de voir leur réaction. Nous on n’était pas étonnés de leur enthousiasme, mais ce qui était étonnant c’était que certains de leurs copains d’école disaient « c’est super dangereux de partir en mer, etc. » et on a réalisé que même des enfants pouvaient avoir des projections et des aprioris comme ça. Heureusement, les nôtres étaient vraiment très emballés, et ce, pendant tout le long de la préparation. En plus la préparation a été un moment fort en famille, car presque toute notre énergie était canalisée là-dessus. Ils ont dû aussi avoir des moments difficiles quand même, lorsque l’on cherchait des solutions, notamment avant l’achat du bateau. Combien de fois ils nous ont dit qu’on n’y arriverait jamais, ils voyaient bien que c’était compliqué. On est donc content quand même d’être arrivés jusque-là pour leur dire que malgré la difficulté du projet, on a réussi !

Pour Antoine, notre dernier, le projet est né quand il avait un an donc il a vraiment grandi avec, et c’est une évidence pour eux finalement tout ça. On a aussi toujours fait des points tous ensemble pour valider qu’ils étaient toujours partants, notamment parce que le projet a mis beaucoup plus de temps que prévu, et donc l’âge de nos aînés est aussi beaucoup plus élevé que ce qu’on avait imaginé au départ. On pensait partir quand notre aînée aurait 14 ans et là elle en a 17. Donc ça change quand même beaucoup de choses. C’est vrai que ces dernières années, on a eu beaucoup d’hésitations en se disant « Est-ce que ce n’est pas trop tard ? ». Beaucoup de pression aussi du coup car on s’est dit « Non ce n’est pas trop tard mais en même temps si on tarde trop ça va l’être », donc là on avait quand même vraiment la pression, car on n’avait pas 1 ou 2 ans de plus à donner, sinon elle n’aurait pas fait partie du voyage. En soi ça aurait pu se faire, mais c’est vrai que ça aurait été dommage sans elle, car elle en a envie et nous tenions aussi à ce qu’elle soit de la partie.

Donc on a toujours vérifié avec eux que c’était toujours ok, ça l’a toujours été. Avec plus ou moins de facilités. Il y a eu des moments pas simples, notamment quand on a tout quitté pour partir sur le bateau, ça a été un vrai déchirement de partir de chez nous, de changer de mode de vie, même s’ils s’y sont très vite acclimatés. Donc ça prouve que ça vaut la peine quand même de croire et de continuer à s’accrocher, de mettre toute son énergie dans un rêve.

Ils vont donc tous suivre une scolarité à distance ?

Concernant leurs études, ça fait déjà 7 ans qu’on fait l’école à la maison. Dès que le projet est né, on s’est tout de suite renseigné sur le mode d’instruction en famille. Ça nous a beaucoup plu donc on s’y est mis tout de suite, on n’a pas attendu de partir. Le gros avantage c’est que c’est beaucoup plus souple qu’une scolarité à l’école. On s’adapte à la fois à notre mode de vie, à notre emploi du temps, aux besoins et aux compétences de chaque enfant. Notre aînée, qui passe cette année le bac de français, est complètement autonome et suit un rythme scolaire bien défini. Pour nos plus jeunes c’est plus souple, surtout en ce moment, on a un peu lâché le rythme, vu qu’on est complètement débordés par la mise à l’eau du bateau. Ils travaillent en autonomie mais moins que d’habitude, et ils jouent beaucoup avec les enfants du port. Donc ils ont une école buissonnière assez sympa dans lequel ils apprennent autrement mais tout de même énormément de choses. C’est un apprentissage de vie extraordinaire. Mais après le départ en mer, on reprendra le rythme de travail tous les matins avec les enfants. Contrairement à l’école, il n’y a pas de vacances scolaires, on travaille tous les jours mais que la matinée, pour laisser place à des apprentissages beaucoup plus autonomes, à l’exploration de notre environnement et de là où on atterrira...


Justement, avez-vous prévu un parcours autour du monde bien défini, connaissez-vous toutes vos escales ?

On a un parcours défini dans les grandes lignes, mais pour les pays ça dépendra de plein de choses : notamment le covid, qui a changé les façons de voyager, mais aussi de la période de l’année et surtout la météo. C’est elle qui dicte tout. Du coup, le projet c’est de faire un tour du monde avec une boucle Est-Ouest intertropicale. On part de Méditerranée, où l’on va rester sur la côte jusqu’au mois de juin. Puis l’idée est de descendre vers la Corse, le nord de la Sardaigne, la côte espagnole vers Gibraltar, puis les Canaries. On descendra ensuite sur le Cap Vert, puis on va jusqu’aux Antilles en passant par le Brésil. Ensuite, si on en a encore tous envie et que c’est possible, on passera Panama direction l’océan Pacifique.

Pour cette grande boucle-là, si on le fait rapidement ça dure 3 ans. Mais nous, on n’a pas spécialement envie de le faire rapidement, l’idée justement c’est de pouvoir se laisser porter par la météo et de ne pas prendre de risques, de naviguer que quand c’est la bonne période, et puis aussi se laisser porter par nos envies. Si on a le coup de cœur pour un endroit et qu’on souhaite y rester, ou si on a besoin de travailler pour renflouer nos caisses, alors on s’arrêtera un temps.

Par exemple l’année prochaine pour le bac de mon aînée, on va être obligé de se poser un peu pour qu’elle puisse passer l’examen dans un lycée. C’est aussi pour cela qu’on ne s’est pas fixé de date – non pas de retour, puisque de toutes façons on ne sait pas s’il y aura un retour - mais de date de fin on va dire. On fera vraiment en fonction du moment et de ce qui se présente.

Sensibiliser et communiquer à la conduite du changement

Vous l’avez dit précédemment, tout au long de ces années de réflexion et de préparation, vous avez lancé votre propre association « L’Ancre et les Voiles ». Quel est le but de cette association, et en quoi cette démarche vous tient à cœur ?

Initialement, notre projet était un appel intime avec une envie de vivre une expérience familiale. Mais lors de notre préparation, on a eu besoin de comprendre quelles étaient les raisons pour lesquelles on avait envie de se lancer dans un tel projet. On a alors compris beaucoup de choses et notamment qu’on avait envie de partager cette expérience, de sensibiliser à un nouveau mode de vie, non pas sur le bateau, mais un mode de vie plus conscient, moins consommateur, moins dans le matériel, et qui allait plus vers les changements qu’on veut voir nous dans le monde, et dont on pense qu’ils sont vraiment nécessaires. C’était voir notre projet de façon plus large que l’expérience qu’on voulait transmettre à nos enfants, c’était aussi une façon pour nous de contribuer au changement.

Une fois qu’on a compris ça, on s’est dit que le meilleur moyen de le faire, c’était le faire sous forme associatif. C’est là qu’est née « L’Ancre et les Voiles ». Cette association a vraiment pour objet de sensibiliser à la transition, au sens large : la transition pour nous c’est tous les changements qui peuvent s’opérer dans notre société : écologique, environnemental, éducatif, bref nos modes de vie en général. Et notre projet va raconter une histoire autour de toute cette transition : notre histoire à nous mais aussi les histoires de toutes les personnes qu’on va rencontrer et qui vont dans ce sens-là, que ce soient des voyageurs ou des rencontres lors de nos escales. L’idée finalement c’est un peu d’être une courroie de transmission, en racontant notre expérience, de façon à sensibiliser, à donner des idées nouvelles, inspirantes. On le fera donc par le biais de notre communication sur les réseaux sociaux, comme on le fait déjà depuis 2 ans. J’anime quotidiennement nos pages Facebook et Instagram et on a également une page Youtube qu’on a un peu laissé tomber en ce moment car c’est tellement de travail de faire des vidéos et finalement pour le moment, on n’a pas une seconde à nous, on ne pense même pas à se filmer.

Cette sensibilisation, cette transmission, se fera à distance avec tous les followers qui nous suivent, mais aussi pendant nos escales. On voudrait rencontrer les écoles pour leur parler de la transition, j’animerai des ateliers philos, c’est là que du coup ça rejoint la reconversion professionnelle que j’ai opérée.

Voilà donc l’idée de notre association, qui est reconnue d’intérêt général, sachant que pour cela il faut des moyens. On n’a pas eu le temps de s’y pencher suffisamment, mais l’idée c’est donc de trouver des partenaires, du mécénat pour nous aider. On voudrait faire une revue pédagogique et c’est là où les compétences d’Ivan et les miennes se rejoignent. Ce serait une revue d’un format très nouveau 360°, où les enfants, les écoles et les familles pourraient surfer et interagir nous posant des questions. Ou on pourrait aussi faire des visios à distance ou échanger sur les réseaux sociaux, on a déjà plusieurs instits d’écoles qui seraient intéressés par ça.

Parce que c’est vrai que le bateau c’est un peu un petit laboratoire où on a tout en fait : c’est notre maison mais c’est bien plus complexe que ça. On est autonome en énergie donc on a des panneaux solaires, toute la gestion des ressources est très efficace, donc c’est très intéressant pour les enfants, on peut leur apprendre énormément de choses à travers la vie sur un bateau.

Comme vous le disiez, dès les débuts de votre projet voyage, vous décidez de partager votre histoire auprès du grand public en postant régulièrement des photos et des vidéos sur vos réseaux sociaux. Avec 13K abonnés sur Facebook et 6K sur Youtube, on peut dire que votre projet séduit les internautes. Pensiez-vous que les internautes seraient aussi réceptifs ?

Ça va au-delà de ce que j’espérais dans le sens où je réalise que moi aussi ça m’apporte beaucoup. Je suis vraiment contente de voir que les gens sont emballés par le projet, qu’ils aiment notre état d’esprit et ce qu’on partage. J’avoue que je craignais m’exposer à des retours un peu cinglants et pas du tout en fait, on a vraiment réussi à créer une communauté avec que des retours positifs. Je crois que c’est le ton de notre communication, le fait de tourner les choses de façon à toujours donner du sens et à réfléchir au développement personnel. Je pense que ça touche les gens et ça vient faire écho chez eux, même si leur projet de vie n’a rien à voir avec le mien, je viens toucher des points sensibles chez tout le monde, et ça c’est déjà très positif.

Mais en plus, ça m’apporte moi aussi énormément car ce n’est pas du tout un projet facile au quotidien, parfois on se sent un peu seul car on n’a pas toujours le soutien de notre entourage, ma famille par exemple était contre le projet. Donc c’est un soutien considérable pour nous, même si ça reste virtuel, c’est fort de savoir qu’on est épaulé, mais parfois aussi ça nous permet de faire de vraies rencontres. Il y a beaucoup de personnes qui sont là au port à sec et qui sont venus nous voir parce qu’ils nous avaient trouvé via la page web de l’association. Donc cela nous a vraiment permis de faire des rencontres qui sont devenues aussi concrètes. C’est très fort les réseaux, si on les utilise à bon escient, c’est un outil que je trouve extraordinaire.

Vous voici maintenant à quelques jours du grand départ, comment vous sentez-vous ?

Actuellement, on est au port à sec dans la ville de Port Saint Louis du Rhône, c’est un peu le bout du bout de la Camargue. Notre mode de vie actuel est très spécial car on est dans un port à sec dans les travaux et dans la poussière, et infestés par les moustiques en plus en cette période.

On devait partir hier, mais il y a eu des petits soucis de dernières minutes comme toujours, du coup on met le bateau à l’eau dans 5 jours, on restera quelques jours, là au quai et puis on partira, le temps que tout soit vraiment prêt et rangé.

Donc effectivement, là on a hâte de partir et en même temps on vit au jour le jour à la seconde près, en fait. On est tellement chargés que finalement on ne voit pas tellement plus loin que le bout de notre nez. Cela fait déjà plus de 6 mois qu’on est là au port à sec dans les travaux, on a vraiment envie de passer à une nouvelle étape, qui est d’être sur l’eau et qui n’a rien à voir avec ce qu’on vit là. Les enfants aussi ont hâte. C’est l’aboutissement d’un grand projet et le début d’un autre et comme dirait mon aînée qui a un côté philosophique : « c’est à vivre ». Je pense que cela va être un passage important pour nous tous.

D’ailleurs TF1 sera là pour la mise à l’eau, et va nous suivre pendant un an, pour un reportage autour du sujet « changement de vie nomade », qui sera diffusé un samedi soir au printemps prochain. Je vais également faire un podcast radio avec une nouvelle radio très sympa qui partage des projets inspirants.

C’est aussi avec grand plaisir que vous, AXA Passion nous suiviez sous forme écrite tout au long de notre périple. Je trouve ça vraiment chouette car ce qui est important c’est de raconter des histoires aux gens, c’est ce qui les interpelle. Et quand l’histoire est vraie c’est encore mieux !

Merci pour cette interview pour AXA Passion. Nous vous souhaitons donc un excellent départ et nous ne manquerons pas de vous suivre tout au long de votre voyage !

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